![]() |
Bruno Lessard, Université de Montréal.Intermédialité et corporéité de l'installation
cinématographique : |
|
![]() |
montage« Cet aspect non-linéaire du tournage par rapport au script implique que le cinéma « conventionnel » se situe d’ores et déjà aux interstices de la narration et de la base de données. En effet, nous pouvons concevoir l’entièreté des images filmées par le réalisateur comme étant la base de données à partir de laquelle le monteur doit extraire la structure narrative du film dans l’espace de données qu’on lui transmet. Évidemment, le monteur doit faire suivre les images selon l’ordre prescrit par le script original, mais il demeure que l’aspect spatial du montage temporel d’un film analogique n’a pas été assez souligné, car il y va de la reconfiguration de la narration cinématographique dans ce qu’on pourrait appeler un montage spatial. Dans un montage spatial comme celui proposé par Weinbren, plusieurs séquences sont accessibles à l’usager à tout moment du visionnement. Le montage spatial issu de la base de données de séquences va, faut-il le mentionner, à contresens de la narration visuelle telle qu’établie par la théorie cinématographique depuis le montage rythmique d’Eisenstein des années 1920 jusqu’à l’image-temps deleuzienne des années 1980, et cela dans un effort qui nous pousse à repenser le rapport monteur-image. » |
|
|
||
|