Germain Lacasse, Université de Montréal.

La théorie du cinéma, entre oralité et littérature

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déictiques

« Cette déictique semi orale marquait déjà les films des prêtres cinéastes québécois, dont les œuvres forment la majeure partie du corpus québécois pendant trois décennies, de 1930 à 1960. Le premier d’entre eux, Albert Tessier, tournait des films muets qu’il commentait lui-même pendant la projection. Les bandes sonores qu’il a faites pour certains de ses films sont tout simplement l’enregistrement sonore de ces projections commentées, et dans certaines on peut même entendre le bruit de son projecteur pendant la séance! Tous les historiens qui ont visionné ses films ont d’ailleurs remarqué et signalé leur montage rudimentaire, disant qu’il « n’avait pas le sens du mouvement et de la durée. » La chose est plus compréhensible quand on constate que ses films sont structurés comme illustration des commentaires qu’il préparait pour ses projections. »

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