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Alors,
pour aborder cette complexité, on peut d’abord voir la question
du média lui-même qui est loin d’être une question
simple et je crois que parmi nous, parmi vous, il y a des définitions
passablement différentes de la notion de média. Donc je
suis en amont de l’intermédialité ici. Alors, parmi
ces définitions complexes et riches du média, mais parfois
contradictoires :
- On a le média qui concerne finalement un aspect phénoménologique
des choses. Je veux dire par là que certains d’entre nous
ont travaillé le média et la médialité dans
le sens d’une médiation de nos sens, ce qui renvoie presque à Husserl
par exemple. Nos sens sont les premiers médias et le réel
est médiatisé par nos sens.
- Dans les acceptions de média on a aussi trouvé par
exemple l’idée de conglomérats sémiotiques.
La fameuse question des synesthésies, le fait qu’un média
s’arrange pour combiner en général plusieurs signes,
plusieurs matériaux sémiotiques, ça peut être
un niveau de définition de média : un média est
une combinaison de signes, de matériaux d’expression divergents
ou convergents.
- On a aussi abordé le média dans le sens d’une
technologie, d’un support technologique.
- On a abordé le média aussi dans le sens, disons, de
mode d’appropriation et de production du média. Dans quel
contexte est-il reçu, selon quels paramètres sociaux, économiques,
culturels ? Ce qui renvoie finalement à des usages, mais
des usages qui définissent le média. Les usages sociaux
du média tendent à le définir.
- On peut aussi considérer le média dans l’angle
institutionnel. Lorsqu’on parle par exemple de la presse comme
média ou de la publicité comme média, c’est à la
fois un système de signes véhiculé, mais aussi
une configuration institutionnelle qui est derrière tout ça.
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